Groupe G de la Coupe du Monde 2026 : analyse, cotes et pronostic (Belgique, Égypte, Iran, Nouvelle-Zélande)
Belgique favorite mais fragilisée par la fragilité de Lukaku et l'âge de sa génération dorée, Égypte armée d'un duo Salah–Marmoush capable de tout renverser, Iran amputé d'Azmoun dans un contexte politique tendu, Nouvelle-Zélande de retour seize ans après 2010 : le groupe G du Mondial 2026 cache plus d'incertitudes qu'il n'y paraît. Analyse équipe par équipe, cotes et notre verdict.

🌎 Vue d'ensemble
Le groupe G du Mondial 2026 paraît hiérarchisé sur le papier — mais les signaux d'alerte clignotent du côté de la Belgique. Les Diables Rouges arrivent dans le dernier Mondial probable pour leur génération dorée avec Lukaku hors de forme, De Bruyne et Witsel en fin de cycle, et le souvenir encore douloureux d'une élimination en poules au Qatar 2022. L'Égypte, portée par un Mohamed Salah qui disputera peut-être là sa dernière Coupe du Monde après ses adieux émouvants à Liverpool, possède le talent pour bousculer la hiérarchie. L'Iran, première nation asiatique qualifiée pour le tournoi avec sept victoires sur dix matchs en qualifications, arrive sans Sardar Azmoun — écarté pour des raisons politiques — et sous une pression géopolitique particulière, ses matchs à Seattle se jouant dans un contexte de tensions américano-iraniennes. La Nouvelle-Zélande, 85e FIFA, dispute sa troisième Coupe du Monde de l'histoire après 1982 et 2010 — cette dernière édition restant dans les mémoires pour ses trois nuls sans défaite. Les matchs se jouent du 15 au 27 juin 2026 sur la côte ouest : Los Angeles, Seattle et Vancouver.
🇧🇪 Belgique — la fin de cycle d'une génération qui veut partir en beauté
Troisième en 2018, éliminée en poules en 2022 : la Belgique aborde ce Mondial comme une dernière chance pour sa génération la plus talentueuse de l'histoire.
Le contexte
C'est la 15e Coupe du Monde belge, et probablement la dernière pour De Bruyne (34 ans), Lukaku (33 ans), Witsel (37 ans) et Meunier (34 ans). Rudi Garcia, nommé sélectionneur en 2025, a dévoilé sa liste le 15 mai avec une question majeure : Lukaku est guéri mais hors de forme, après seulement 60 minutes de jeu dans la saison à Naples. Garcia lui-même a déclaré : « Il est guéri mais il est hors de forme. Notre challenge, c'est de le remettre en forme. » Autre absence notable : Loïs Openda, le buteur de RB Leipzig exclu car « victime du fait qu'il ne joue quasiment plus avec la Juventus » — remplacé par Matías Fernández-Pardo (Lille), première convocation après une belle saison en Ligue 1. Zeno Debast figure dans la liste malgré une récente déchirure au quadriceps.
Les joueurs clés
Thibaut Courtois (Real Madrid) : gardien de classe mondiale, 199 cm, retour indispensable pour les Diables. Capturé dès le départ du but lors du fiasco 2022 par blessure, il représente cette fois la stabilité dans les cages.
Kevin De Bruyne (Naples, 34 ans) : le créateur de génie, pièce maîtresse du dispositif malgré son âge. Sous la direction de Rudi Garcia, il devrait endosser le rôle de capitaine adjoint, Youri Tielemans étant le capitaine désigné.
Jérémy Doku (Manchester City) : la vitesse et la percussion. L'ancien Rennais est le joueur le plus attendu de cette liste, capable de débloquer les défenses les plus organisées sur une accélération.
Charles De Ketelaere (Atalanta) : milieu offensif en grande forme à Bergame, représentant de la nouvelle génération.
Amadou Onana (Aston Villa) & Youri Tielemans (Aston Villa) : le double pivot qui structure le milieu.
Romelu Lukaku (Naples, 89 buts en sélection) : meilleur buteur de l'histoire des Diables Rouges, présent malgré une saison quasiment blanche.
Forces et faiblesses
Forces : un effectif sur le papier parmi les plus complets du groupe — Courtois dans les buts, De Bruyne à la création, Doku en percussion, une défense expérimentée avec Castagne, Theate et De Cuyper. Garcia a également fait des choix de renouveau (Fernández-Pardo, Moreira, Seys, 21 ans chacun) qui peuvent apporter de la fraîcheur. Faiblesses : le noyau vieillissant est une réalité — Witsel à 37 ans en est la figure la plus exposée. Lukaku hors de forme et Loïs Openda absent privent les Diables de leur buteur naturel en jambes. La Belgique n'a plus dépassé les quarts de finale depuis 2018, et l'élimination de 2022 pèse encore.
🇪🇬 Égypte — le géant africain avec Salah en guise de dernière danse
Mohamed Salah va disputer au Mondial 2026 ce qui sera peut-être sa dernière Coupe du Monde après ses adieux émouvants à Liverpool. Il arrive motivé comme jamais pour écrire un chapitre historique avec les Pharaons.
Le contexte
C'est la quatrième Coupe du Monde de l'Égypte (1934, 1990, 2018, 2026). La qualification a été maîtrisée sous Hossam Hassan, avec 13 points en cinq matchs et une première place solide dans le groupe africain. Le sélectionneur Hossam Hassan structure son 4-2-3-1 autour de Salah, positionné librement derrière l'avant-centre, avec un double pivot pour protéger la défense. L'Égypte ouvre son tournoi le 15 juin face à la Belgique au SoFi Stadium de Los Angeles — l'affiche la plus attendue du groupe.
Les joueurs clés
Mohamed Salah (Liverpool → club à confirmer, 33 ans) : capitaine et leader absolu, plus de 60 buts en sélection et une motivation de fin de carrière internationale. Son départ de Liverpool a été marqué d'adieux émouvants — il arrive au Mondial avec l'envie de laisser son empreinte définitive.
Omar Marmoush (Manchester City) : le partenaire offensif de Salah, rompu à la Premier League. Son lien fort avec Salah en club enrichit directement leurs automatismes en sélection.
Mostafa Mohamed (FC Nantes) : avant-centre attendu pour compléter le trio offensif, régulier en Ligue 1.
Ahmed Sayed Zizo : ailier expérimenté, option en sortie de banc.
Alireza Beiranvand — à ne pas confondre : Mohamed El Shenawy reste le gardien de référence des Pharaons.
Forces et faiblesses
Forces : le duo Salah–Marmoush constitue la meilleure paire offensive du groupe sur le papier. La cohésion collective des Pharaons est réelle — une CAN régulière, une qualification maîtrisée, une expérience des grands rendez-vous. La solidité défensive en qualifications (peu de buts encaissés) est un signal positif. Faiblesses : la profondeur d'effectif reste inférieure à la Belgique. La dépendance à Salah est structurelle : si le capitaine est neutralisé ou blessé, les ressources offensives s'amenuisent considérablement. L'Égypte n'a jamais franchi le premier tour d'une Coupe du Monde — la pression psychologique de cet historique sera présente.
🇮🇷 Iran — le compétiteur asiatique dans une atmosphère sous tension
L'Iran dispute sa 7e Coupe du Monde et sa 4e consécutive. Il arrive avec un contexte aussi sportif qu'extrasportif inédit.
Le contexte
Première nation asiatique qualifiée pour le tournoi, l'Iran a terminé en tête de son groupe AFC avec 7 victoires en 10 matchs. Sous Amir Ghalenoei, la Team Melli a dominé les qualifications. Mais le groupe arrive marqué par l'absence de sa deuxième star offensive : Sardar Azmoun (31 ans, 57 buts en 91 sélections) a été écarté de la liste définitive après avoir manqué les matchs amicaux de mars, pour des raisons d'allégations de déloyauté envers le gouvernement. L'Iran devra également naviguer dans un contexte géopolitique sensible : ses matchs à Seattle ont provoqué une polémique après la décision américaine d'en faire un « match des fiertés », que les fédérations iranienne et égyptienne ont refusée officiellement.
Les joueurs clés
Mehdi Taremi (Olympiacos, 33 ans) : capitaine de facto depuis l'éviction d'Azmoun, plus de 100 sélections, troisième Coupe du Monde. Il reste la seule star offensive de classe internationale de la sélection et devra porter davantage de responsabilités.
Alireza Jahanbakhsh (Dender) : ailier expérimenté, option créative sur les côtés, cadre du vestiaire. Capitaine lors de la qualification décisive contre l'Ouzbékistan.
Alireza Beiranvand : gardien vétéran, l'un des piliers historiques de la Team Melli.
Dennis Eckert Ayensa (Standard, Belgique) : l'attaquant à double nationalité qui représente l'influence de la diaspora sur l'effectif iranien.
Forces et faiblesses
Forces : un bloc défensif compact et discipliné, une intensité physique remarquable en duels, une efficacité sur coups de pied arrêtés et l'expérience de quatre Coupes du Monde consécutives. Le match d'ouverture contre la Nouvelle-Zélande le 16 juin à Los Angeles est une opportunité directe de lancer la compétition. Faiblesses : l'absence d'Azmoun laisse Taremi seul vrai buteur de niveau international — le vide est difficile à combler avec les cinq attaquants alignés en remplacement. La pression géopolitique et le contexte des matchs à Seattle créent une instabilité supplémentaire difficile à quantifier. L'Iran n'a jamais atteint les huitièmes de finale en sept participations.
🇳🇿 Nouvelle-Zélande — le retour des All Whites, seize ans après le Mondial inviolé
En 2010, la Nouvelle-Zélande avait été la seule équipe invaincue du Mondial — trois nuls contre la Slovaquie, l'Italie et le Paraguay. En 2026, elle veut exister à nouveau.
Le contexte
C'est la troisième Coupe du Monde de la Nouvelle-Zélande (1982, 2010, 2026). La qualification a été éclatante dans la zone OFC : 29 buts marqués, 1 seul encaissé, cinq victoires consécutives sous Darren Bazeley, nommé sélectionneur en juillet 2023 après une carrière aux équipes de jeunes (U20 en finale 2015, 2017 et 2023). La liste de 26 joueurs dévoilée le 13 mai contient une curiosité : Tommy Smith, retenu à Braintree Town (ligue régionale anglaise) à 35 ans. Darren Bazeley a aligné un 4-2-3-1 compact et physique taillé pour résister puis frapper en transition.
Les joueurs clés
Chris Wood (Nottingham Forest, 34 ans) : capitaine, meilleur buteur de l'histoire de la Nouvelle-Zélande, troisième capitaine néo-zélandais en Coupe du Monde après Sumner (1982) et Nelsen (2010). L'attaque repose quasi entièrement sur lui.
Ben Old (Saint-Étienne) : le seul Stéphanois de la sélection, milieu offensif représentant de la génération montante.
Clayton Lewis : milieu de terrain, l'un des plus expérimentés du groupe, meneur de jeu attendu pour alimenter Wood.
Liberato Cacace : latéral gauche, le plus européen des défenseurs néo-zélandais.
Forces et faiblesses
Forces : une cohésion collective unique — des joueurs qui se connaissent depuis les équipes de jeunes — une organisation défensive rodée et la mentalité de compétiteur héritée de 2010. Dans un groupe relevé, les All Whites ont la capacité de tenir des matchs serrés et de créer la surprise sur coup de pied arrêté ou contre-attaque avec Wood. Faiblesses : hors Wood, les ressources offensives sont très limitées au niveau mondial. La majorité de l'effectif évolue dans des championnats modestes — le niveau de préparation n'est pas comparable à celui de la Belgique ou de l'Égypte. Les deux premières Coupes du Monde de la Nouvelle-Zélande (1982 : 3 défaites ; 2010 : 3 nuls) n'ont jamais produit de victoire.
📊 Les cotes (à titre indicatif)
Les cotes ci-dessous reflètent le consensus des bookmakers à l'approche du tournoi ; elles évoluent en permanence. À retenir : la hiérarchie plutôt que les chiffres exacts.
Rang 1 : 🇧🇪 Belgique → Vainqueur groupe : 1,57 | Qualification : 1,15
Rang 2 : 🇪🇬 Égypte → Vainqueur groupe : 5,10 | Qualification : 1,60
Rang 3 : 🇮🇷 Iran → Vainqueur groupe : 9,00 | Qualification : 2,20
Rang 4 : 🇳🇿 Nouvelle-Zélande → Vainqueur groupe : 50,00 | Qualification : 8,00
La Belgique à 1,57 reste favorite nette mais loin de l'écrasante domination d'autres têtes de série — signe que les bookmakers intègrent ses incertitudes. L'Égypte à 5,10 avec des cotes de qualification à 1,60 traduit la reconnaissance du danger Salah–Marmoush. L'Iran à 9,00 reste outsider crédible, surtout si le match d'ouverture contre la Nouvelle-Zélande est gagné.
📍 Calendrier et lieux
Les matchs du groupe G se jouent du 15 au 27 juin 2026 sur la côte ouest américaine et au Canada. Horaires en heure de Paris (CEST) ; les stades portent des noms neutres pendant la compétition.
Journée 1
Dim. 15 juin — Belgique 🆚 Égypte — SoFi Stadium, Los Angeles — heure à confirmer
Lun. 16 juin — Iran 🆚 Nouvelle-Zélande — SoFi Stadium, Los Angeles — 03h00
Journée 2
Sam. 21 juin — Belgique 🆚 Iran — Lumen Field, Seattle — heure à confirmer
Sam. 21 juin — Égypte 🆚 Nouvelle-Zélande — BC Place, Vancouver — heure à confirmer
Journée 3 (matchs simultanés)
Sam. 27 juin — Belgique 🆚 Nouvelle-Zélande — BC Place, Vancouver — heure à confirmer
Sam. 27 juin — Égypte 🆚 Iran — Lumen Field, Seattle — heure à confirmer
Petit angle paris : le choc d'ouverture Belgique–Égypte (15 juin, Los Angeles) est l'affiche du groupe. Une Belgique avec Lukaku hors de forme face à un duo Salah–Marmoush au sommet de sa forme — les marchés double chance et les cotes de la rencontre méritent une analyse approfondie avant le coup d'envoi.
🏆 Notre verdict
Vainqueur probable : 🥇 Belgique. Effectif le plus complet du groupe sur le papier, Courtois infranchissable dans les buts, De Bruyne et Doku capables de faire la différence : les Diables Rouges devraient passer premiers malgré leurs incertitudes — mais sans la sérénité habituelle d'un favori dominant.
Deuxième favori : 🥈 Égypte. Salah motivé comme jamais pour sa dernière danse mondiale, Marmoush en forme de Premier League et une structure collective solide : les Pharaons sont les adversaires les plus dangereux pour la Belgique et les favoris naturels pour la deuxième place.
Outsider crédible : 🇮🇷 Iran. Un match d'ouverture abordable contre la Nouvelle-Zélande, une solidité défensive éprouvée et sept Coupes du Monde d'expérience : la Team Melli peut créer la surprise et viser son premier huitième de finale historique.
Le verdict, en une phrase : la Belgique devrait passer première malgré ses doutes ; Égypte et Iran se disputeront la deuxième place dans un Égypte–Iran final le 27 juin à Seattle qui s'annonce électrique, tandis que la Nouvelle-Zélande vise le point du souvenir.
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